2010
02.08
Sept syndicats ont décidé lundi soir d’interpeller Nicolas Sarkozy en vue du sommet social du 15 février. Dans une déclaration commune, ils lui demandent d’ouvrir à cette occasion des négociations sur l’emploi ou encore les salaires et affirment, concernant les retraites, qu’ils « n’accepteront pas une mascarade de concertation ».La rencontre intersyndicale s’est tenue durant trois heures lundi soir au siège de la CGT à Montreuil (Seine-St-Denis), a constaté sur place l’Associated Press.Outre les représentants de la centrale de Bernard Thibault, des délégations de la CFDT, de la CGC, de la FSU, de Solidaires, de l’UNSA et de la CFTC étaient présentes autour de la table. FO avait décliné l’invitation.Dans une déclaration commune distribuée à la presse à l’issue de la rencontre, les syndicats déclarent constater « que la situation économique et sociale reste très dégradée et très préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent encore durement les conséquences d’une crise qui s’installe dans la durée ».Les syndicats exigent lors du sommet social de lundi prochain l’ouverture de négociations sur des « mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, d’une fiscalité plus juste » ou encore « des politiques publiques en faveur d’une relance économique, respectueuse des impératifs écologiques ».Concernant la réforme des retraites prévue cette année, les syndicats préviennent qu’ils « n’accepteront pas une mascarade de concertation », et ne se « laisseront enfermer ni dans un calendrier ni dans un débat qui ne prendrait pas en compte l’ensemble des questions, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité ».Les syndicats ont décidé de se revoir le 15 février à l’issue du sommet social qui se tiendra à l’Elysée pour en « analyser le contenu » et « envisager les perspectives d’action et de mobilisation » dès le mois de mars.La CFTC, bien que présente à la réunion intersyndicale, a décidé de réserver son avis sur ce texte jusqu’à ce mardi.
2010
02.08
Plus de 100 000 logements neufs ont été vendus en 2009, soit 20 % de plus qu’en 2008 (mais 21 % de moins qu’en 2007). Mais seuls 35 000 accédants à la propriété ont acheté un logement neuf : le plus bas score depuis 1995. Le coup de pouce donné par le doublement du prêt à taux zéro et la mise en place du Pass foncier reste insuffisant et l’instauration de la loi Scellier, dispositif qui permet aux acheteurs d’un logement neuf de récupérer sur leur impôt 25 % du prix d’acquisition du logement, a favorisé les investisseurs plutôt que les primo-accédants. Ainsi en 2009, 65 % des logements neufs, soit 65 000 logements ont été vendus à ce type d’investisseurs, un record depuis 15 ans. En 2007, la proportion entre accédants et investisseurs était quasi égale (sur 127 000 logements vendus, 65 000 étaient vendus à des propriétaires et 62 000 étaient vendus aux investisseurs).
2010
02.08
Lancement réussi pour l’Eco-prêt : les banques françaises ont distribué à leurs clients plus de 75 000 offres d’Eco-prêts à taux zéro depuis l’entrée en vigueur du dispositif le 1er avril 2009. Le montant moyen d’un éco-prêt est d’environ 17 000 euros. Ce prêt à taux zéro permet aux particuliers de financer des travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique de leur résidence principale (travaux d’isolation, de chauffage, etc.) pour un montant pouvant aller jusqu’à 30 000 euros sur une durée de 10 ans. Toutefois, la réglementation complexe pour définir les travaux éligibles est souvent source de retards dans le montage des dossiers.
2010
02.08
Les plaintes auprès de la Médiation bancaire de particuliers, mécontents de la gestion de leur banque, ont atteint en 2008 le niveau record de 28.724, selon le bilan annuel publié lundi par la Banque de France.La Médiation bancaire a été mise en place par une loi de 2001 sur la protection des consommateurs, et un bilan annuel de son action est publié depuis 2002 sous l’égide de la Banque de France.Ainsi, lorsqu’un client conteste par exemple le montant des agios pour cause de découvert, les frais facturés par la banque pour ses services ou le refus de rééchelonner son crédit, il peut s’adresser à la Médiation bancaire, pour autant qu’il ait épuisé toutes les voies de recours internes de la banque concernée.Le boom des plaintes, qui ont augmenté de 15,7% en 2008 par rapport à 2007, s’explique notamment avec l’extension du domaine de compétence des médiateurs bancaires, et aussi par la crise financière.La Médiation est en effet compétente depuis cette date pour tous les litiges concernant les crédits, à l’exception de l’octroi ou non par la banque d’un crédit. Ainsi, des plaignants ont eu des difficultés à obtenir ou à proroger en 2008 des crédits-relais en cas d’achats immobiliers.Ils pensaient obtenir facilement ce crédit, et le rembourser dès qu’ils auraient vendu leur logement pour en acheter un autre. Malheureusement, le début de la crise immobilière a perturbé le processus, et les banques se sont montrées frileuses pour les prêts-relais, accordés auparavant sans difficultés.Il n’empêche qu’en 2008, les médiateurs ont donné raison dans 53% des cas aux banques, et non pas aux clients mécontents. Ce taux est en légère progression sur 2007 (52%).Seules 30% des requêtes ont abouti à une décision totalement favorable au client, et 17% à une décision partiellement favorable.La gestion des opérations de crédit constitue la principale cause de litige (23% des cas) des clients, suivie de près par le fonctionnement du compte de dépôt (22%).Les clients protestent également contre la tarification des banques (15% des cas), et également contre les moyens de paiement (14% des cas), comme les chèques et les cartes de crédit. Concernant la tarification, les plaintes sont souvent irrecevables, car chaque banque est libre de fixer ses tarifs, le client est en revanche libre de changer de banque.Les placements financiers et boursiers représentent 9% des cas, les produits d’épargne 6% et les contrats d’assurance 3%. Dans ces cas, c’est souvent la fonction de conseil de la banque qui est contestée. Les clients plaignants estiment avoir été mal conseillés par la banque, lorsqu’ils voient qu’ils ont perdu de l’argent sur tel ou tel placement recommandé par l’établissement.In fine, les avis du médiateur sont appliqués dans 9 cas sur 10 par les parties.Si le client ou la banque concernée ne sont pas d’accord avec l’avis du médiateur, il leur reste alors la possibilité d’entamer une procédure judiciaire.Début janvier, l’Afub (association des usagers des banques) a dénoncé le fait que certaines banques n’hésitent pas à fermer le compte de leurs clients parce qu’il n’est pas assez rentable.L’Afub déclare avoir reçu 508 plaintes en témoignant en 2009.
2010
02.08
Les personnels du lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ont décidé en assemblée générale de ne pas reprendre le travail et d’aller manifester mardi à Paris à proximité du ministère de l’Education nationale, a-t-on appris ce lundi auprès du SNES. »Vu les réponses qui sont faites au rectorat, qui sont des réponses sur des lignes budgétaires et sans prise en compte des problèmes de fond, il a été décidé de ne pas reprendre le travail avec rassemblement au ministère mardi », a déclaré lundi à l’Associated Press Jean-Michel Gouezou, secrétaire départemental du SNES Val-de-Marne.Le rendez-vous est prévu à partir de 11h au métro Solférino avec demande de délégation auprès du cabinet du ministre de l’Education nationale Luc Chatel, a précisé le responsable syndical.Depuis le 3 février, au lendemain de l’agression d’un lycéen de 15 ans, blessé d’un coup de couteau dans l’enceinte du lycée, des enseignants de cet établissement ont cessé le travail, exerçant leur « droit de retrait ».
2010
02.08
Le gouvernement grec mettait lundi la touche finale à sa réforme du système fiscal censé aider à réduire le déficit du pays, estimé à 12,7% du PIB en 2009, soit quatre fois plus que la limite préconisée par l’Union européenne.Le ministre des Finances George Papaconstantinou a annoncé qu’un projet de loi fiscale présenté cette semaine au Parlement élargirait la fourchette d’imposition à 40% aux revenus annuels inférieurs à 75.000 euros, limite actuellement fixée. Dans le même temps, les revenus faibles et moyens paieront moins d’impôts, a-t-il assuré dans un entretien au quotidien « Ta Nea ».Le gouvernement du Premier ministre socialiste Georges Papandréou subit actuellement de fortes pressions de la part des marchés et d’autres gouvernements de l’Union européenne pour ramener son déficit budgétaire de 12,7% du PIB l’an dernier à 2% en 2013.Georges Papandréou a récemment présenté un plan d’austérité destiné à réduire le déficit du pays et soutenu par Bruxelles. Le plan prévoit que les fonctionnaires ne bénéficient d’aucune augmentation salariale, l’augmentation des taxes sur les carburants, et de repousser l’âge légal du départ à la retraite.
2010
02.08
L’industrie de l’armement a enregistré en 2009 huit milliards d’euros de commandes à l’exportation en 2009, soit une hausse de 21% par rapport à 2008, a annoncé lundi la Direction générale de l’armement (DGA).Parallèlement, les commandes d’équipements par l’Etat français ont augmenté de 123% à 19,3 milliards d’euros. A titre d’exemple, ont été commandés 65 bâtiments et embarcations de la Marine, 832 nouveaux véhicules pour l’armée de terre et 160 Rafale, portant ainsi à 180 le nombre d’appareils commandés, précise la DGA dans un communiqué dressant le bilan de l’année.A l’étranger, « 2009 représente une excellente année pour les accords internationaux en matière de défense » avec « 114 accords » passés par la DGA, soit « une progression de 20% par rapport à 2008″, ajoute le communiqué.
2010
02.08
Suite à sa nouvelle enquête, l’Afssa a constaté des effets du bisphénol A(BPA) surde jeunes rats, et changé ainsi la position prise en 2008. Considéré comme unperturbateur endocrinien, le bisphénol A est présent dans la majorité desplastiquesalimentaires et se propage dans les aliments, notamment quand il est chauffé.Pourtant, l’Afssa ne recommande pas le retrait des biberons au bisphénol A.Voici plus de deux ans, que les Verts réclament l’interdiction des biberonsau bisphénol A. A la demande des élus Verts, la mairie de Paris a retirétous lesbiberons au BPA dans ses crèches. Mais, alors que le gouvernement canadiena prisdes mesures d’interdiction en 2008, le gouvernement français, après avoirlongtempsnié le problème, refuse toujours cette décision et commande des étudessupplémentaires. Précisions que 90 % des études collectées par le Réseauenvironnement-santé soulignent les risques du bisphénol A.Au nom de la santé de nos enfants, Cécile Duflot demande à Roselyne Bachelot,Ministre de la Santé, d’ordonner le retrait immédiat des biberonscontenant dubisphénol A. Il est urgent d’agir.
Cécile Duflot,Tête de liste Europe écologie en Ile-de-France,Secrétairenationale des Verts
2010
02.08
Air France Industries- KLM E&M, la filiale de maintenance aéronautique d’Air France-KLM, a réalisé avec succès l’ingénierie et la modification cabine d’un airbus A320 pour le compte du loueur d’avions Dragon Aviation Leasing.
Ce dernier a ainsi pu livrer deux semaines en avance l’appareil modifié à son client Juneyao Airlines, afin qu’il puisse opérer l’avion pendant la période de pointe des vacances chinoises.
Précisons que cet appareil, d’une version mono-classe ‘ économique ‘, s’est changé en une version bi-classe ‘ business ‘ et ‘ économique ‘.
Les transformations ont été opérées dans le respect des normes imposées par l’agence européenne de sécurité aérienne et par l’aviation civile chinoise.
‘ Les solutions apportées par AFI KLM E&M ont donné entière satisfaction. Elles augurent de relations productives entre nos deux groupes ‘, a expliqué Jean-Louis Chevrot, le PDG de Dragon Aviation Leasing.
Vers 12h45, le titre Air France-KLM recule de 1,5%, sur la place parisienne, franchissant à la baisse les 11,50 euros.
2010
02.08
Sept syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CGC, UNSA, FSU et Solidaires) se réunissent ce lundi pour préparer le « sommet social » prévu entre les partenaires sociaux et le président Nicolas Sarkozy le 15 février, et qui portera notamment sur le calendrier de la réforme des retraites.La réunion est prévue ce lundi en début de soirée au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis), près de Paris. De sources syndicales, les sept organisations veulent tenter d’arrêter une position et des revendications communes sur les retraites, mais également la poursuite de la crise et donner ainsi un prolongement au mouvement social interprofessionnel qu’elles avaient lancé début 2009.La tâche ne sera toutefois pas simple. La confédération Force ouvrière (FO) a annoncé le 1er février qu’elle ne participerait pas à cette intersyndicale. Dans un communiqué, le syndicat estime notamment « qu’il appartiendra à chaque organisation d’affirmer ses positions le 15 février lors de la rencontre dite de l’agenda social », avant d’envisager toute démarche commune.La CFTC, de son côté, a décidé d’envoyer un « simple observateur ». Le syndicat n’a notamment pas apprécié que la CGT prenne l’initiative, seule, de proposer publiquement une mobilisation en mars sans avoir consulté les autres syndicats.Dans un communiqué diffusé le 28 janvier dernier, la CFTC s’étonnait ainsi de « l’annonce d’une mobilisation intersyndicale en mars alors qu’aucune réunion intersyndicale ne s’est tenue ».Et la CFTC ajoutait qu’elle « privilégiait le débat entre partenaires sociaux et avec les pouvoirs publics avec en perspective le sommet social du 15 février ». La CFTC précisait qu’elle arrêterait sa position « au sortir de cette rencontre ».