Quick halal : Amara et Duflot regrettent la polémique
« Aux dernières nouvelles, Quick n’est pas un service public. (…) Nous parlons bien ici d’une entreprise privée, qui veut occuper un marché pour faire du business », souligne Fadela Amara dans un entretien dimanche au « Journal du Dimanche », trouvant « exagérée et dangereuse » la réaction du maire de Roubaix, René Vandierendonck, qui a porté plainte contre Quick pour discrimination, »Dans cette affaire de fast-food, on mélange, à tort, communautarisme et diversité », juge la secrétaire d’Etat, estimant que cette polémique « crée la confusion ». « Le communautarisme, c’est autre chose. Le voile intégral, par exemple, ça, c’est un véritable scandale », assure-t-elle. Le problème, selon Mme Amara, c’est surtout « la non-acceptation par ses élites de la diversité de ce pays ».Pour Cécile Duflot, cette polémique a des « relents islamophobes ». « Franchement, c’est la liberté du commerce. Il est où le problème? », a-t-elle déclaré sur Radio J. « Il y a des restaurants à Paris qui servent uniquement des repas casher », a-t-elle ajouté, « personne n’est choqué qu’il y ait des Franprix casher, moi non plus, et on peut très bien choisir d’aller faire ses courses là, ou d’aller (…) ailleurs ». »Le problème, il est dans le discours (…) instillé depuis quelques mois, sinon quelques années en France, qui est de systématiquement stigmatiser ce qui a partie liée soit avec la religion musulmane, soit avec une partie de l’histoire de l’immigration en France », a-t-elle regretté.