Bruxelles, le 8 mai .- Les gouvernements européens ont convenu hier d’utiliser toutes les armes juridiques et financiers à leur disposition pour défendre leur union monétaire, contesté depuis des semaines par les marchés et les attaques spéculatives.
Les dirigeants des 16 pays qui partagent l’euro conspire dans une réunion d’urgence à Bruxelles, pour activer tous les instruments et les fonds nécessaires pour rétablir le calme sur les marchés financiers et la dette.
« De toute évidence nous ne sommes pas sur une attaque contre un pays ou d’une autre, c’est une attaque sur l’union monétaire européenne « , a déclaré un haut fonctionnaire sous forme de synthèse sur un sens partagé de la réunion.
La situation est tellement grave que les dirigeants qui ont un mandat à la présidence espagnole de l’Union européenne vont convoqué demain, dimanche, une réunion spéciale des ministres des finances sur l’approbation des détails du mécanisme de stabilisation.
Selon règles de l’UE, les décisions de politique économique et monétaire avec des implications pour tous les partenaires ne peuvent pas se faire seul, mais le Conseil Ecofin, en présence de 27 membres de l’UE.
La déclaration commune, hier, réaffirmant l’engagement des 16 membres de «la stabilité, l’unité et l’intégrité » de la zone euro.
« Nous sommes tous conscients que nous sommes confrontés à une grave situation très dure dans la zone euro, et nous allons y faire face ensemble », a déclaré le président Conseil européen, Herman Van Rompuy, dans une brève apparition devant les médias après le sommet.
A la même conférence de presse, le président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, a déclaré que les Européens vont «tout faire» pour assurer la stabilité du domaine financier.
« Nous sommes tous unis autour de notre devise, dit-il.
La déclaration des Seize survient après une semaine noire sur les marchés européens et au milieu de plus en plus de signaux clairs que la crise de la dette Grèce se propage à d’autres économies de l’Europe du sud.
L’accord des dirigeants de l’Eurogroupe contient aussi ce que Barroso décrit comme un nouveau «pacte de l’assainissement budgétaire. »
La réduction des déficits excessifs est une priorité pour nous tous», dit le texte.
« Chacun de nous est prêt, en fonction de la situation de chaque pays de prendre les mesures nécessaires pour accélérer la consolidation et à assurer la viabilité des finances publiques », at-il ajouté.
Dans le document, les chefs d’État ou de gouvernement affirment en outre que l’exécutif bruxellois et les ministres vont mettre en oeuvre des règles « strict » du pacte de stabilité et de croissance, qui fixe la limite de 3 pour cent du PIB pour les déficits publics.
Barroso a refusé de donner des détails ou comment le mécanisme de travaux de stabilisation ou sur le montant des fonds qui pourraient être mobilisées.
Parmi les mesures envisagées comprennent l’interdiction de la vente à découvert, que les spéculateurs utiliser pour tirer parti de la chute a causé le prix d’un actif, ce qui oblige les banques de ne pas disposer de la dette souveraine, ou même permettre à la BCE d’acheter sur le marché secondaire des obligations ou des obligations soumises à une plus grande tension.
Barroso a indiqué clairement que les Européens utilisent «tous» les outils, mais pour être présentée dans le cadre budgétaire actuel et dans le respect de l’indépendance de la BCE.
Le président de la BCE Jean-Claude Trichet, s’est toujours opposée à la stratégie d’achat de la dette pour le risque et pour la maîtrise de l’inflation et l’érosion qui peuvent résulter de leur indépendance.
La déclaration enregistre également l’accord de l’Eurogroupe « pour renforcer la gouvernance de la zone euro. »
Cela signifie, premièrement, «accorder plus d’attention aux niveaux d’endettement et de développement de la compétitivité» et non pas seulement pour le déficit.
Cela signifie, d’autre part, à renforcer les règles de surveillance de la stabilité et de croissance, et de rendre plus efficaces les sanctions.
Et troisièmement, il va créer «un cadre solide de gestion des crises, tout en respectant les principe selon lequel chaque pays est responsable de son propre budget.
Mercredi, la Commission fera des propositions pour améliorer les règles de gouvernance économique, afin de «combler les lacunes» laissé par la législation en vigueur, selon Barroso.
Enfin, l’Eurogroupe constate que la crise actuelle prouve la nécessité de progresser rapidement dans la régulation et la surveillance des marchés financiers, notamment en ce qui concerne les produits financiers dérivés et le rôle des agences de notation du risque.
« accélérer les travaux sur l’évaluation même s’il est nécessaire de prendre des mesures supplémentaires en ce qui concerne les récentes spéculations contre la dette souveraine « , conclut le document.