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Christine LAGARDE présente la création d’une taxe exceptionnelle sur les bonus versés en 2010.

17/12/2009 Aucun commentaire
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Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi a présenté en conseil des ministres une communication relative à la création d’une taxe exceptionnelle sur les banques et assise sur les bonus versés en 2010.
Le 25 août dernier, le Président de la République proposait à nos partenaires du G20 un ensemble de mesures destinées à encadrer les bonus des opérateurs de marché notamment « la création dans toutes les places financières d’une taxe assise sur les bonus distribués dont le produit alimenterait les systèmes de garanties des dépôts ».
A l’occasion du sommet de Pittsburgh, le G20 a adopté les règles proposées par le Conseil de stabilité financière et inspirées des propositions françaises. Ces règles prévoient notamment l’interdiction des bonus garantis d’une durée supérieure à un an, le paiement différé d’au moins 50% des bonus sur 3 ans et le versement d’au moins 50% des bonus en actions.
Dès le mois de novembre, la France a été le premier pays à inscrire les règles du G20 dans son ordre juridique interne avec la publication d’un arrêté du ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et de normes professionnelles.
Dans le cadre d’une initiative concertée, la France et le Royaume-Uni – qui accueillent les deux principales places financières européennes – ont annoncé le 9 décembre dernier leur volonté de mettre en œuvre une taxe exceptionnelle sur les banques d’un montant égal à 50% des bonus qui seront versés en 2010. Les deux pays ont invité leurs partenaires européens à rejoindre cette initiative.
Cette taxe exceptionnelle sur les banques est justifiée au moment où leurs résultats ont bénéficié du fort soutien des Etats. En cohérence avec les décisions du G20 et l’arrêté adopté par le ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi le 3 novembre dernier, elle incitera les banques à faire preuve de discipline et de modération dans le versement des bonus en 2010 afin qu’elles privilégient le renforcement de leurs fonds propres. Le produit de cette taxe sera affecté au fonds de garantie des dépôts afin que les banques contribuent à la sécurité des déposants. Il financera l’extension de la garantie des dépôts de 70 000 € à 100 000 € décidée par l’Union européenne à l’initiative de la France lors de sa présidence au deuxième semestre de l’année 2008.
L’assiette de la taxe sur les bonus sera constituée par les bonus versés aux opérateurs de marché dépassant un certain seuil (27 500 €). Son taux sera égal à 50% du montant du bonus octroyé.
Les dispositions législatives nécessaires à l’instauration de cette taxe et à son affectation au fonds de garantie des dépôts permettront sa mise en place dans le courant de l’année 2010.

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Lagarde confirme la mise en oeuvre d’une taxe exceptionnelle sur les bonus

15/12/2009 Aucun commentaire
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La ministre de l’Economie Christine Lagarde a confirmé mardi la mise en oeuvre d’une taxe exceptionnelle sur les bonus versés en 2010 au titre de l’année 2009, via un projet de loi de finances rectificative ou le texte sur la régulation bancaire, dont l’examen est prévu au printemps prochain.

Interrogée par le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée, Didier Migaud, lors de la séance de questions au gouvernement, « nous souhaitons faire les choses sur le plan international », a expliqué Mme Lagarde. « Nous ne voulons pas sanctionner les seules banques françaises. Nous voulons tout simplement que tout le monde joue sur un pied d’égalité ».

« Nous mettons en oeuvre cette proposition -pas seulement à Paris, ça n’aurait aucun sens! A Londres, à Paris- et nous allons dorénavant essayer de convaincre l’ensemble de nos partenaires européens et les Etats-Unis », a-t-elle précisé.

« Je reviendrai devant votre Assemblée pour vous proposer par un projet de loi de finances rectificative ou un autre dispositif, notamment le texte de loi bancaire (…) un dispositif permettant de taxer les bonus, car c’est légitime », a-t-elle souligné. « A circonstances exceptionnelles, à financement exceptionnel. Taxation exceptionnelle mais pour tous, pas seulement à Paris », a martelé la ministre.

Le gouvernement britannique a annoncé le 6 décembre dernier sa décision de taxer les gros bonus des banques, versés au titre de l’année 2009, à hauteur de 50%. L’Elysée avait confirmé le lendemain être favorable au principe d’une telle taxe, dont les modalités n’ont pas été précisées.

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La France va créer une taxe exceptionnelle sur les bonus versés au titre de l’année 2009

10/12/2009 Aucun commentaire
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La France a décidé de mettre en place une taxe exceptionnelle sur les bonus versés en 2010 dans le secteur bancaire, au titre de l’année 2009, a-t-on appris jeudi auprès du ministère des Finances et à l’Elysée. »Le président y songeait depuis le mois d’août mais il était impossible de le faire seul », a-t-on expliqué dans l’entourage de Nicolas Sarkozy. La décision des Britanniques de taxer les bonus supérieurs à 25.000 livres à hauteur de 50% « a levé un obstacle parce que notre principal concurrent, c’est Londres », selon les mêmes sources.Selon l’Elysée, « la France et la Grande-Bretagne vont tester l’idée ce (jeudi) soir », lors d’un entretien bilatéral entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre anglais Gordon Brown en marge du Conseil européen. « Tous les détails ne sont pas fixés, nous travaillons sur les modalités, nous étudions le plan anglais pour voir ce qui est faisable en France, il existe déjà des règles en France », prévient-on à la présidence française insistant sur la « situation exceptionnelle »: « la BCE prête à des taux très bas et l’Etat a beaucoup prêté aux banques ». »Il y aura bien une taxe exceptionnelle sur les bonus payés en 2010 au titre de 2009″, a aussi déclaré à l’AP un membre de l’entourage de la ministre Christine Lagarde.Le président Nicolas Sarkozy s’est dit favorable au principe d’une telle taxe dans une tribune commune avec Gordon Brown, publiée jeudi dans le « Wall Street Journal ». « Nous pensons qu’une taxe exceptionnelle assise sur les bonus devrait être considérée comme une priorité, parce que les bonus en 2009 ont augmenté en partie grâce au soutien du système bancaire par les gouvernements », écrivent les deux hommes.Le Premier ministre britannique a annoncé mercredi la mise en place d’une taxe exceptionnelle de 50% sur le montant des bonus versés par les banques à leurs employés, si ceux-ci dépassent le seuil de 25.000 livres sterling (environ 27.600 euros).Dans son discours du 25 août dernier devant les représentants du secteur bancaire et financier français, M. Sarkozy avait déjà évoqué « la création dans toutes les places financières d’une taxe assise sur les bonus distribués, dont le produit alimenterait les systèmes de garanties des dépôts, qui sont sollicités en cas de crise ».Selon Bercy, les modalités précises d’application de cette taxe exceptionnelle sur les bonus « ne sont pas encore tranchées ».

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L’arrêté fixant les règles des bonus a été publié au Journal Officiel

10/11/2009 Aucun commentaire
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En droite ligne avec les décisions du G20 de Pittsburgh, le dispositif d’encadrement des bonus des opérateurs de marché et des dirigeants de banques se met en place et entre immédiatement en vigueur a confirmé jeudi 5 novembre Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. Pour se faire, la ministre a publié, ce même jour, au Journal Officiel, un arrêté fixant les règles de transparence et d’encadrement des rémunérations variables des opérateurs de marché et des dirigeants des banques :

A propos des règles d’encadrement des bonus, l’arrêté interdit les rémunérations qui sont garanties au-delà d’un an et lie le versement des bonus à des critères de performance. Une fraction importante des rémunérations variables doit également être différée sur plusieurs années. En outre, une part importante de ces rémunérations sera payée sous la forme d’actions qui devront être détenues pendant une période minimale. L’arrêté introduit également le principe d’un malus qui en cas de pertes de l’activité considérée viendra minorer la rémunération voire l’empêcher.

A propos des règles de transparence, l’arrêté prévoit que les banques doivent publier, chaque année, des données quantitatives sur les rémunérations versées aux dirigeants d’une part et aux opérateurs de marché d’autre part. Il est question des montants des rémunérations avec la répartition entre part fixe et part variable, de la part actions et du nombre de bénéficiaires. Sont également inclus les montants des rémunérations variables avec la répartition entre part différée et non différée et entre part acquise et non acquise.

Ces règles sont applicables aux professionnels de marché ainsi qu’aux principaux dirigeants des banques, c’est-à-dire les directeurs généraux et directeurs généraux délégués de ces établissements.

Des normes professionnelles relatives à la rémunération des professionnels de marché et des principaux dirigeants des banques ont été remises par Baudouin Prot, président de la Fédération Bancaire Française à Christine Lagarde et complètent l’arrêté.

Elles précisent que les rémunérations variables différées devront représenter au moins 50% des rémunérations variables et devront être différées sur au moins 3 années après l’année du paiement. En outre, le montant de la fraction différée pour les rémunérations variables les plus élevées devra représenter au moins 60% de la rémunération variable. Enfin, les rémunérations variables attribuées sous forme d’actions devront représenter au moins 50% des rémunérations variables. Les actions devront être détenues pendant une période d’au moins 2 ans.

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La moitié des bonus seront étalés sur trois ans

05/11/2009 Aucun commentaire
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Les banques françaises se sont engagées jeudi à ce que la moitié « au moins » des bonus qu’elles accordent soient étalés sur trois ans et à en attribuer la moitié « au moins » sous forme d’actions, à la veille du G20 Finances qui doit faire le point sur le sujet.

Ces engagements, présentés lors d’une conférence de presse à Bercy, ont été pris par les banques françaises sous la forme de normes professionnelles, conformément à ce qu’elles avaient annoncé fin août à la demande du président Nicolas Sarkozy et aux recommandations du G20 de Pittsburgh.

Ils complètent un arrêté publié jeudi dans le Journal officiel, encadrant les rémunérations des opérateurs de marché.

Lors de la conférence de presse, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a indiqué qu’elle demanderait, lors du G20 Finances de Saint-Andrews (Grande-Bretagne) qui s’ouvre vendredi, « à chaque membre de rendre compte de la manière dont les principes de rémunération sont mis en oeuvre dans leur législation nationale ».

La ministre demandera également un rapport sur l’application des recommandations du G20 de Pittsburgh au président du Conseil de stabilité financière (CSF) Mario Draghi, qui doit le lui remettre en mars 2010.

« Je considère que j’ai fait mon devoir », a pour sa part déclaré le président de la Fédération bancaire française (FBF) Baudouin Prot.

« Je n’ai pas fait tout ça parce que j’étais contraint, je considérais que c’était légitime et fondé », a-t-il ajouté.AFP

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La Fed contrôlera-t-elle les salaires des grandes banques américaines?

24/10/2009 Aucun commentaire
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Confier à la Fed le contrôle des politiques salariales des banques pour éviter les prises de risques excessifs qui ont conduit à la crise: la dernière idée en date de l’administration Obama pour contenir Wall Street, dévoilée cette semaine, a été diversement accueillie dans le milieu de la finance américaine. Si certains experts y voient un bon départ, d’autres jugent d’ores et déjà son application impossible.
Pour les plus sceptiques, il s’agit d’une demi-mesure qui évite le fond du problème: tant que l’Etat sera là pour renflouer les grosses banques en cas de danger, rien ne pourra vraiment dissuader les traders de parier sur des titres ou des produits financiers potentiellement calamiteux.
« Les grosses rémunérations issues d’une prise de risque importante sont un problème », avoue Bill Fleckstein, directeur d’un fonds d’investissement de Seattle. « Mais le véritable problème, c’est que ces institutions bénéficient d’un système qui fait que pile, elles gagnent, face, le contribuable perd ».
Un an après l’éclatement de la crise financière, la situation semble en effet revenue à la normale à Wall Street, où les banques annoncent de nouveau d’énormes profits. Trop pour certains observateurs, pour qui Barack Obama, qui s’était engagé à limiter les rémunérations des dirigeants, doit interdire à ces grandes banques de s’engager sur des titres risqués ou alors réduire leur taille afin que leur éventuel effondrement ne menace pas le système tout entier.
L’administration Obama et la Réserve fédérale ont opté pour une autre solution: confier à la Fed le soin de réguler les banques et de contrôler leurs politiques de rémunérations à l’aune de leur prise de risque.
Selon ce projet, chacune des 28 plus grosses banques américaines -parmi lesquelles Goldman Sachs, Citigroup ou encore Bank of America- devra élaborer son propre système de rémunération, afin de ne pas encourager de prise de risque excessive. Chaque plan devra être validé par la Fed, dont les contrôleurs surveilleront ensuite la mise en oeuvre. Même les banques n’ayant pas bénéficié du plan de sauvetage du secteur financier -700 milliards de dollars (466 milliards d’euros)- seraient soumises à la surveillance de la Fed.
« C’est un bon début, mais ce n’est pas suffisant », estime Simon Johnson, ancien économiste du Fonds monétaire international. Selon lui, le projet pourrait réduire la prise de risque des banques, placées de fait sous le contrôle de la Réserve fédérale, mais pas les institutions au-delà de l’autorité de la Fed, telles que les fonds d’investissement.
Pour d’autres spécialistes, la tâche de la Fed sera quasi-impossible en raison de la difficulté même de définir ce qu’est un « risque excessif ». Ceux-ci en voudraient pour preuve les signaux d’alerte passés inaperçus avant l’éclatement de la bulle financière il y a deux ans.
« Qu’est-ce qu’un risque excessif, et qui peut le dire? », résume David Yermack, professeur de finances à la Stern School of Business de l’université de New York. De même, faire évaluer par la Fed la prise de risque des banques lui apparaît, d’un point de vue logistique, « ridicule ». « Il faudrait des milliers d’experts, et penser qu’on pourrait identifier lesquels des traders prennent trop de risques pourrait se révéler impossible », explique-t-il.
Même Kenneth Feinberg, responsable du Trésor chargé de la question des rémunérations, reconnaît la difficulté de la tâche. « Je ne suis pas certain de savoir ce qu’est un risque », dit-il. « Et je ne suis pas du tout certain de savoir ce qu’est un risque excessif »
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BPCE lance à son tour le remboursement des aides d’Etat

12/10/2009 Aucun commentaire
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La banque mutualiste BPCE a lancé une émission de titres super subordonnés (TSS) visant à rembourser les quatre milliards avancés sous cette forme par l’Etat dans le cadre de son plan d’aide au secteur bancaire.

BPCE rejoint ainsi la liste des banques françaises comme BNP Paribas, Société générale ou Crédit mutuel, qui ont récemment engagé ce processus à la faveur de la reprise des marchés financiers.

Longtemps pénalisées par la crise financière, les obligations du secteur financier suscitent de nouveau l’intérêt des investisseurs.

Seul le Crédit agricole n’a pas encore communiqué sur le calendrier précis de ses remboursements malgré des spéculations sur une possible annonce cette semaine.

Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, avait déclaré dans une interview aux Echos la semaine dernière que « d’ici peu » toutes les banques auraient remboursé l’Etat.

« Le but c’est de remplacer les TSS souscrits par l’Etat », a expliqué un porte-parole de la BPCE, précisant que le remboursement des titres à l’Etat nécessitait encore l’aval de la Commission bancaire et que l’opération n’en était encore qu’à ses prémices.

Concernant le remboursement des trois milliards d’euros prêtés par l’Etat sous forme d’actions de préférence, le porte-parole a indiqué qu’il devrait intervenir en 2010, comme prévu », « si la situation le permet ».

Née fin juillet de la fusion des organes centraux des Banques populaires et des Caisses d’épargne, BPCE a publié une perte nette de 757 millions d’euros au premier semestre 2009.

L’arrivée de François Pérol, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, à la tête des deux banques mutualistes en mars dernier a déjà entraîné une réorganisation en profondeur de la banque d’investissement Natixis, détenue à près de 71,5% par BPCE.

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Les banques américaines pâtiront encore des créances douteuses

11/10/2009 Aucun commentaire
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Les analystes s’attendent à ce que JPMorgan présente les meilleurs résultats du secteur, avec un bénéfice estimé à 49 cents par action. Il y a un an, le groupe new-yorkais avait fait état d’un profit trimestriel de 11 cents par titre.
De son côté, Bank of America devrait afficher une perte de six cents par action, creusée notamment par les 425 millions de dollars de charges liées à l’annulation de la garantie de l’Etat sur des actifs à haut risque et à son important portefeuille de crédit immobilier résidentiel.
Parmi les banques régionales, les résultats devraient varier en fonction du poids des crédits au bilan et de l’exposition géographique.
US Bancorp, basée à Minneapolis, qui a échappé pour l’essentiel aux dépréciations massives du secteur, devrait avoir accru ses profits au troisième trimestre, les analystes anticipant un bénéfice par action d’environ 27 cents.
Par contre, KeyCorp, qui avait annoncé un bond de ses provisions pour créances douteuses au deuxième trimestre, devrait afficher une perte de 41 cents.
LE RISQUE DE L’IMMOBILIER COMMERCIAL
Plusieurs dirigeants du secteur, parmi lesquels le directeur financier de JPMorgan, Michael Cavanagh, ont récemment expliqué que le taux de défaut dans le crédit à la consommation semblait diminuer mais ils ont aussi averti que le crédit immobilier commercial pourrait se détériorer de plus en plus rapidement.
Ce facteur pourrait particulièrement affecter Zions Bancorp, un groupe de Salt Lake City dont le portefeuille de crédits d’immobilier commercial, à 14,5 milliards de dollars, représente environ 35% de l’encours total de ses prêts selon les statistiques de la Réserve fédérale analysées par le cabinet spécialisé FIG Partners.
Zions devrait publier une perte trimestrielle par action de 1,16 dollar contre un bénéfice de 31 cents un an plus tôt.
Au-delà des résultats chiffrés, analystes et investisseurs étudieront les indicateurs de créances douteuses publiés par les banques, à l’affût de tout signe de ralentissement de la tendance à la détérioration du crédit.
« C’est le cancer du crédit », estime Gerard Cassidy, analyste de RBC Capital Markets. « Une fois que la tumeur, si je peux m’exprimer ainsi, commence à se réduire, c’est signe que le patient va mieux. »
Le marché surveillera aussi le montant des provisions passées au titre des créances douteuses à venir.
« Ce que nous aimerions voir, c’est un signe traduisant un point d’inflexion », explique Ben Wallace, analyste actions de Grimes & Company.
Si les pertes devraient avoir diminué au troisième trimestre, les banques absentes des marchés de capitaux devraient avoir vu leur activité reculer. Il faudra donc sans doute du temps pour que les cours de Bourse du secteur reflètent une amélioration.
« Les actions sont encore en partie sous l’influence des indicateurs macroéconomiques », explique Todd Hagerman, analyste de Collins Stewart. « Tant qu’on ne sera pas plus à l’aise en ce qui concerne la reprise économique, je ne crois pas que les actions bougent beaucoup à court terme. »
A la clôture de vendredi, l’indice KBW du secteur bancaire américain affichait une progression de 7% depuis le début de l’année, après une chute de 50% en 2008.

Goldman Sachs n’entend pas renoncer à verser des bonus à ses cadres

10/10/2009 Aucun commentaire
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Le PDG de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs Lloyd Blankfein n’entend pas renoncer à récompenser ses meilleurs éléments avec de généreux bonus, a-t-il prévenu, arguant de son « obligation » à garder ses employés « contents ».

« Au coeur du succès de la performance, des succès et de la longévité de Goldman pendant (la crise financière), il y a, à part la chance, le fait que nous nous sommes mis en position d’avoir plus de chance grâce à nos employés », a souligné M. Blankfein dans un entretien publié samedi par le Wall Street Journal.

« J’ai l’obligation de garder l’entreprise et cette marque intacte », a-t-il enchaîné.

M. Blankfein, qui s’est exprimé à plusieurs reprises sur la moralisation des rémunérations des cadres et acteurs de marché, plaidant notamment pour qu’elle soit conçue sur le long terme et largement versée en actions, a également avancé un argument inédit: les bonus accumulés dans la banques permettent à ses employés d’accumuler rapidement de la richesse, et par voie de conséquence de se retirer tôt des affaires pour faire carrière dans le service public.

« Je parie que, quand les choses se seront calmées, on trouvera de nouveau que c’est positif que les gens mettent de côté leur recherche de richesse personnelle pour aller se mettre au service du gouvernement », a dit M. Blankfein.

Goldman Sachs, « la banque que tout le monde aime détester » comme la décrit le Wall Street Journal, est en effet un réservoir de dirigeants du Trésor et autres responsables politiques. Sont notamment issus de ses rangs l’ancien secrétaire au Trésor Henry Paulson et l’actuel gouverneur du New Jersey (est) Jon Corzine.

Le mois dernier, M. Blankfein avait estimé que, « par bien des aspects, une grande part (des controverses sur les primes versées dans les banques) est compréhensible et justifiée ». « Il y a peu de justification pour le versement de rémunérations discrétionnaires (ndlr: primes) démesurées quand une institution financière a perdu de l’argent dans l’année », avait-il dit.

Chez Goldman Sachs, les frais de rémunération ont représenté 49% du chiffre d’affaires durant le premier semestre, atteignant 6,65 milliards au deuxième trimestre, en hausse de 47% par rapport à la période équivalente de 2008, alors que le bénéfice net voyait sa progression limitée à 33%.

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