Les personnels du lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ont décidé en assemblée générale de ne pas reprendre le travail et d’aller manifester mardi à Paris à proximité du ministère de l’Education nationale, a-t-on appris ce lundi auprès du SNES. »Vu les réponses qui sont faites au rectorat, qui sont des réponses sur des lignes budgétaires et sans prise en compte des problèmes de fond, il a été décidé de ne pas reprendre le travail avec rassemblement au ministère mardi », a déclaré lundi à l’Associated Press Jean-Michel Gouezou, secrétaire départemental du SNES Val-de-Marne.Le rendez-vous est prévu à partir de 11h au métro Solférino avec demande de délégation auprès du cabinet du ministre de l’Education nationale Luc Chatel, a précisé le responsable syndical.Depuis le 3 février, au lendemain de l’agression d’un lycéen de 15 ans, blessé d’un coup de couteau dans l’enceinte du lycée, des enseignants de cet établissement ont cessé le travail, exerçant leur « droit de retrait ».
Un différend au sujet d’une jeune fille serait à l’origine de l’agression d’un lycéen de 18 ans, gravement blessé au couteau vendredi matin par un autre jeune de son établissement du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), a-t-on appris de source policière. La victime, touchée près du coeur, a été admise à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne) et son pronostic vital est engagé.Selon les premiers éléments de l’enquête, une dispute aurait éclaté entre deux élèves vers 10h30 sous le préau du lycée Darius-Milhaud, au sujet de la soeur de l’un d’entre eux. L’un des deux jeunes hommes a alors porté deux coups de couteau dans le thorax de l’autre.L’arme utilisée n’a pas été retrouvée par les enquêteurs. L’agresseur présumé, âgé de 18 ans, s’est ensuite enfui. Il est activement recherché par la police.La Sûreté territoriale du Val-de-Marne a été chargée de l’enquête.Les élèves sont partis à la mi-journée. Dans l’après-midi, seuls restaient dans l’établissement les professeurs, en réunion, a-t-on appris auprès de l’inspection d’académie du Val-de-Marne. Une cellule psychologique sera mise en place samedi matin pour les élèves.Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux et son collègue de l’Education nationale Luc Chatel doivent se rendre dans l’après-midi dans ce lycée, a-t-on appris de sources gouvernementales.Pour la CGT-Education du Val-de-Marne, « ce ne sont ni les systèmes de vidéosurveillance, ni les policiers, ni les équipes mobiles de sécurité imaginées par l’ancien recteur qui pourraient » résoudre les violences. D’après le syndicat, le lycée Darius-Milhaud ne disposerait, en matière de surveillants, aides-éducateurs et médiateurs, que de 12 équivalents temps plein pour 1.600 élèves et il aurait déjà subi 11 suppressions de postes enseignants à la rentrée 2008.