Après l’échec du sommet de Copenhague, celui organisé à Cancun à la fin de l’année fin 2010 avait permis aux négociations sur le climat de rebondir. Europe Ecologie – Les Verts espère que la conférence de Durban qui se déroulera à partir du 28 novembre redonne un nouvel horizon à la lutte contre les changements climatiques, permette la création de nouvelles sources de financement pour l’aide aux pays du Sud et le renforcement des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Au moment où le GIEC, l’OMM et l’OCDE alertent sur les conséquences de la hausse vertigineuse de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère – qui ont dépassé en 2010 toutes les prévisions – la France, loin de faire de la lutte contre le dérèglement climatique l’une de ses priorités, tombe dans le ventre mou des pays qui semblent s’y résoudre.
Son objectif de réduction des émissions ne bouge pas malgré tous les bénéfices économiques et sociaux qu’elle en tirerait si l’on se montrait plus ambitieux. Un rapport du ministère de l’écologie montre que la mise en oeuvre d’une politique de réduction non pas de 20% mais de 30 % de l’émission des GES, créerait de nombreux emplois a d’ailleurs été enterré la semaine passée : en France, le gouvernement tourne le dos à la protection du climat. Le refus de notre pays d’atteindre ce nouvel objectif empêche l’Europe de s’engager dans cette direction, pourtant considérée comme nécessaire par toute la communauté scientifique.
Pour EELV, Il faut faire face à l’urgence du défi climatique. Il est impératif de sauver le protocole de Kyoto et d’en prolonger les engagements, qui expirent en 2012. A défaut, la communauté internationale se priverait d’un outil juridique contraignant et le remplacerait par de simples engagements déclaratifs de réduction des émissions.
EELV rappelle qu’il convient d’aider plus et mieux les pays en développement à lutter efficacement contre le changement climatique. Les pays industrialisés ont promis 30 milliards de dollars entre 2010 et 2012, mais rien de concret n’est prévu pour l’après 2013, alors que selon l’accord de Copenague/Cancun, l’aide devait atteindre 100 milliards par an d’ici 2020.
C’est pourquoi EELV propose de mettre en oeuvre une véritable fiscalité écologique incluant notamment une tarification carbone (taxe ou droits à polluer aux enchères) du transport international, à ce jour exclu du protocole de Kyoto.
Pascal Durand
Porte-parole national d’Europe Ecologie – Les Verts




