En direct: Coupe du monde de rugby, les Bleus défient les All Blacks

Lis moi avec webReader

La polémique accompagne le Quinze de France à l’heure de défier les All Blacks dans leur jardin de l’Eden Park d’Auckland, samedi soir, pour le match le plus attendu de la phase de poules de la Coupe du monde de rugby.

Mardi dernier, l’encadrement tricolore a formé une équipe de France dans laquelle ne figurent ni William Servat, ni Imanol Harinordoquy et, surtout, dont le demi d’ouverture sera Morgan Parra, habituel demi de mêlée des Bleus, qui n’a jamais débuté un match international au poste d’ouvreur.

C’était assez pour que la France soit suspectée d’aligner une équipe bis et de vouloir galvauder un match dénué de réel enjeu, les deux équipes, qui restent chacune sur deux victoires, étant presque assurées de disputer les quarts de finale.

« Je commence à être vacciné contre cela. Si je devais réagir à chaque article de la presse française ou néo-zélandaise … », a commenté Marc Lièvremont, l’entraîneur principal du Quinze de France. « Certains ont parlé d’une équipe B. Je voudrais assurer les supporteurs néo-zélandais qui attendent cette rencontre qu’il n’a jamais été question de laisser filer le match. Nous le jouerons pour gagner et j’ai choisi la meilleure équipe possible », a-t-il dit.

Le vainqueur de ce sommet de la poule A devrait terminer en tête du groupe. Mais la composition de la sélection tricolore ne serait pas tant discutée si l’Irlande n’avait pas provoqué la plus grosse surprise du début de tournoi en battant l’Australie (15-6) le week-end dernier.

Ce succès a brouillé les cartes car si la France perd contre les All Blacks et que la logique est également respectée dans les autres poules, elle se retrouvera dans la partie haute du tableau avec vraisemblablement trois autres formations européennes. A l’inverse, en gagnant, les Blacks iront tout droit dans la partie inférieure du tableau où figureraient aussi l’Australie et l’Afrique du Sud, soit les trois premiers du classement mondial. Certains ont donc suggéré que la Nouvelle-Zélande se ménagerait un chemin plus facile vers la finale si elle perdait à l’Eden Park, samedi soir.

Hypothèse rejetée par Steve Hansen, l’un des adjoints de l’entraîneur kiwi Graham Henry. « Nous serions pendus à l’arbre le plus haut de Nouvelle-Zélande », s’est exclamé Hansen. « Ce n’est tout simplement pas dans notre psychisme ». A noter d’ailleurs qu’aucune équipe n’a remporté la Coupe du monde en ayant perdu un match de poules.

Surtout les All Blacks, qui veulent remporter un second titre, 24 ans après le premier conquis en 1987 sur leur sol, doivent marquer leur territoire et effacer, au passage, le traumatisme de leur élimination en quarts de finale face à la France (18-20) en 2007. Cet échec, proche de coûter sa place à Graham Henry, a été aussi le seul revers en neuf tests face aux Français du capitaine néo-zélandais Richie McCaw, qui deviendra, samedi soir, le premier All Black à avoir disputé 100 matches.

Lièvremont a défendu le choix d’aligner Parra en s’estimant insatisfait du rendement actuel de François Trinh-Duc, qu’il avait pourtant installé à l’ouverture depuis trois saisons. Globalement, il attend d’ailleurs plus de sa formation malgré ses larges succès sur le Japon (47-21) et le Canada (46-19).

Le sélectionneur tricolore a vanté le courage de Parra et sait qu’il ne se défilera pas devant les tâches défensives inhérentes au poste d’ouvreur. Il compte néanmoins sur sa troisième ligne pour protéger le Clermontois (1,80m; 83 kg) qui sera forcément visé par la féroce troisième ligne adverse.

La France est la dernière équipe à avoir battu les Blacks à l’Eden Park en 1994. Son capitaine Thierry Dusautoir a promis que ses joueurs donneront tout pour l’emporter et a estimé que la pression pesait plus sur les Blacks.

« Une défaite serait difficile à accepter pour eux », s’est avancé Dusautoir que les Anglo-Saxons surnomment « dark destroyer » en raison de son activité défensive. « Une défaite ne nous condamnerait pas mais une victoire nous propulserait en quart de finale ».

Battus par France en demi-finale en 1999, puis de nouveau en quart en 2007, les All Blacks ont payé le prix pour savoir qu’il ne faut jamais négliger la sélection tricolore et, avec entre autres les retours de Dan Carter et McCaw, ils ont aligné leur meilleure équipe depuis leur défaite contre l’Australie, il y a un mois, qui a décidé de la victoire des Wallabies dans les Tri-Nations.

Le Néo-Zélandais Richard Kahui, qui a gagné sa place à l’aile en marquant deux essais contre les Tonga puis le Japon, s’est dit excité avant d’affronter les Tricolores. « Ces deux dernières semaines nous avons fait les choses comme nous le voulions. Nous avions plein de ballons et avons marqué plein de points mais cette semaine ce sera une autre histoire », a déclaré Kahui. « C’est une équipe (la France) qui aime attaquer et qui nous posera beaucoup plus de problèmes en défense »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


+ 4 = douze

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

© In Business
CyberChimps