Technoparade 2011: « Dansez maintenant! »

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Plus festive et moins revendicative en apparence, la Technoparade va déployer samedi entre la place de la République et la place d’Italie sa longue chenille musicale et faire la part belle à la danse, maître-mot de cette 13e édition.

Une Technoparade qui sera aussi celle d’un hommage. Celui qui sera à accordé à Henri Maurel, père spirituel de la Technoparade, décédé en février dernier à l’âge de 57 ans.

« La danse, toutes les danses ont à voir avec la notion du rythme. Or les musiques électroniques ont un fond commun qui est le rythme. A l’image de celui d’un coeur qui bat, avec toutes ses modulations et aussi ses arythmies », expliquait en octobre 2010 à l’Associated Press Henri Maurel, le fondateur de Radio FG, qui avait importé le concept de la Technoparade en s’inspirant, avec le soutien de l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, de la Love Parade berlinoise.

Un point de vue que ne dément pas le DJ français Bob Sinclar, parrain de cette Technoparade 2011. « Grâce à Henri Maurel, j’ai pu installer une nouvelle façon d’envisager le travail de DJ en devenant l’un des premiers ‘résidents’ de la station » Radio FG, fondée en 1992, a expliqué vendredi à l’AP le DJ parisien. Bob Sinclar fut aussi l’un des pourfendeurs de l’image des disc-jockeys des années 80, réduite à celle de simples « pousse-disques » dans les boites de nuit.

Enfant du XIe arrondissement parisien, Bob Sinclar fait partie de la liste très prisée de ces nouveaux DJs, comme David Guetta ou Martin Solveig, tous issus de la « French Touch ». Ils sont désormais sollicités pour produire le « son » d’autres stars internationales de l’industrie du disque, du R&B au hip-hop, parmi lesquelles les Black Eyed Peas ou Madonna.

Samedi à Paris, les danseurs seront sur le pavé dès le début de la manifestation place de la République entre 11 et 13h. Un « dance floor » géant mettra en jambes les participants, qui rallieront ensuite, autour de quatorze chars, la place d’Italie en fin d’après-midi.

La danse, au coeur de la manifestation, sera dans tous ses états et servie par la diversité des sons de l’électro, promettent les organisateurs. « Depuis les basses du ‘dub’ jamaïcain (l’un des fondements de la dance music), jusqu’aux 150 bpm (battements par minutes) et plus du ‘hardcore’ » a expliqué à l’AP Christophe Vix-Gras, co-président de Technopol, l’association organisatrice de la parade.

Un co-président qui reconnaît que la Technoparade, moins revendicative qu’à l’accoutumée, l’est d’abord à cause « d’une sorte de repli sur soi, dû en partie à la pression ambiante subie par les divers acteurs du secteur, qui sans être directement victimes de répression à proprement parler, font cependant preuve de moins d’initiative ».

Une soirée « after » officielle est prévue au Showcase avec aux platines quelques pointures dont Felix Kröcher, Monika Kruse ou Jack de Marseille, en plus d’une dizaine de soirées « off », qui se tiendront un peu partout dans Paris, faisant la part belle à la large palette que proposent aujourd’hui les musiques électroniques.

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