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L’irrésistible ascension d’Audrey Pulvar est fascinante. Tant d’assurance servie par si peu de talent.

Native de la Martinique il y a 39 ans, son père était le secrétaire général et fondateur du «Parti indépendantiste martiniquais». Par chance pour sa fille, la Martinique n’est pas devenue indépendante.

En quittant les Antilles, Audrey a fait quelques études (DEUG de sciences-éco à Rouen) qui s’achèvent à l’ESJ, l’école de journalisme sise à Paris, moins exigeante et infiniment moins regardante que l’ESJ de Lille, référence de la profession. Il ne faut pas tout confondre.

Audrey, à peine diplômée de cette école de seconde zone, devient présentatrice de la chaine locale «Antilles Télévision», jusqu’à ce que LCI à Paris fasse appel à elle. Jean-Claude Dassier, à l’époque patron de LCI, avait l’œil. C’est lui qui l’engagea. Ensuite, Audrey enchaîna les emplois de présentatrice de France 3 (Marseille puis national) jusqu’à I>Télé.

En résumé, Audrey Pulvar est une femme-tronc, une présentatrice agréable à regarder qui lit bien son prompteur. Aucun exercice de terrain, aucun reportage à son actif. Journalistiquement, Audrey Pulvar n’a pas aucune d’expérience, en dehors de la réécriture des dépêches de l’AFP.

Très vite, elle manifeste néanmoins beaucoup d’opinions bien ancrées, sans soute nourries par les nombreux dîners en ville que procure la notoriété télévisuelle.

C’est aussi elle qui est au premier plan, en 2002, pour s’opposer à la suppression de la publicité sur la télé publique voulue par Nicolas Sarkozy.

Je ne veux même pas évoquer son compagnonnage avec Arnaud Montebourg. Ce n’est pas le sujet.

J’ai écouté régulièrement Audrey Pulvar sur France-Inter ces derniers mois. Elle «anime» la tranche 6h-7h de la radio publique. J’ai rarement entendu autant d’inanité à l’aube sur une radio nationale. Forte envie de se recoucher. Je l’ai entendue aussi faire des interviews assez vaseuses.

Et puis, à cause de sa liaison avec Montebourg, Radio-France lui a retiré l’interview (motif : conflit d’intérêt politique) en lui donnant en échange un créneau éditorial à 8 h 37. Audrey nous produit chaque jour une chronique d’une pauvreté intellectuelle confondante, un condensé de politiquement correct et d’écriture plate et insipide, le tout servi par un ton monocorde et péremptoire.

C’est donc Audrey Pulvar que Laurent Ruquier a choisie pour faire le guignol le samedi soir sur France 2, avec une journaliste du « Figaro », à la place de Zemmour et Nolleau.

Je n’aimais pas beaucoup le duo masculin évincé. Mais je peux prédire qu’avec Audrey Pulvar, on ne va pas rigoler. Elle a le style de la maîtresse d’école qui connaît à peine ses leçons mais qui les assène avec l’autorité de celle qui prétend incarner avec ostentation son personnage emblématique, celui la femme issue de la « diversité » qui a réussi à se faire entendre.

Il y a quelque chose de Rama Yade chez Audrey Pulvar. C’est vous dire.

Publié par ANYHOW