Christine LAGARDE se félicite de la signature du contrat de concession LGV entre Tours et Bordeaux facilitée par la garantie de l’Etat

Lis moi avec webReader

Le contrat de concession pour la future ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique (LGV SEA) entre Tours et Bordeaux a été signé ce jour vendredi 16 juin entre la société concessionnaire LISEA (groupe VINCI) et Réseau Ferré de France (RFF).

Cette concession, d’une durée de 50 ans, porte sur le financement, la conception, la construction, la maintenance, y compris le renouvellement et l’exploitation, d’une ligne nouvelle ferroviaire à grande vitesse d’environ 300 km entre Tours et Bordeaux incluant la réalisation des équipements nécessaires. Ce projet de LGV SEA Tours-Bordeaux, inscrit dans le Grenelle de l’Environnement, mettra Bordeaux à 2h05 de Paris et doit contribuer de manière significative au développement économique du Grand Sud-ouest.

Il s’agit de la plus importante transaction menée en Partenariat Public Privé (PPP) depuis plus de 10 ans en Europe.

Cette opération est aussi la première à bénéficier du dispositif Garantie de l’Etat mis en place dans le cadre du Plan de Relance en 2009 pour favoriser le financement de grands projets prioritaires menés sur le mode PPP. Ce dispositif permet de garantir jusqu’à 80% de l’endettement des sociétés de projet chargées de réaliser et financer des ouvrages d’infrastructures pour le compte du secteur public. Il est géré par le ministère de l’Economie, des finances et de l’industrie, qui s’appuie à cet effet sur la Mission d’appui aux partenariats public-privé (MAPPP), chargée d’instruire les dossiers et de piloter leur mise en œuvre pour le compte de l’Etat garant.

Cette garantie financière est apportée directement aux prêteurs de la société concessionnaire et couvre le non-remboursement de leurs crédits en cas de défaut de l’emprunteur ; elle est rémunérée à des conditions de marché de façon à couvrir les risques supportés par l’Etat et les coûts de mise en place. Cette rémunération est d’ailleurs la condition de compatibilité de cette garantie avec la règlementation européenne sur les aides d’Etat. Le projet ayant été structuré de façon à renforcer sa robustesse financière et contractuelle, cette garantie ne devrait pas peser sur les finances publiques et aura permis au projet SEA de voir le jour.

Au final, cette garantie, en démontrant l’engagement des pouvoirs publics pour la réussite du projet, dès 2009 dans des conditions économiques et financières délicates, a permis d’en accélérer la réalisation et envoyé un signal positif à l’ensemble des acteurs professionnels du marché français des PPP, devenu l’un des plus dynamiques au niveau européen et mondial.

 

 

Tags: ,

2 Responses

  1. A l’heure de vaches maigres dans les fonctions publiques, ces 8 Milliards € gaspillés pour que quelques uns puissent gagner quelques minutes sur leur trajet entre Bordeaux et Paris restera en travers de la gorge des contribuables. C’est bien la peine de faire un Grenelle de l’Environnement, avec de beaux principes : régénérer en priorité les infrastructures existantes, etc … et mobiliser tant de milliards € pour un projet qui est contraire à ces principes.
    Les grands gagnants : les actionnaires du BTP qui dans ces grands projets inutiles se taillent des rentes à long terme.

    98% des déplacements quotidiens sont sur des distances de moins de 50 km. Les investissements dans les transports publics de proximité ( TE, RER) sont de l’ordre de quelques millions pendant que ceux pour les transports longue distance de dizaines de Milliards €.
    Serrait la politique des Shadoks ? Pédaler dans le vide pour faire du vent ?

  2. vacheAlait dit :

    8 milliards pour ce projet. Faut pas oublier les autres qui totaliseront près de 100 milliards. Tout àa pour quelques-uns. Pendant ce temps, il n’y a pas d’argent pour nos retraites. La dette publique grimpe en flèche et en 2012 nous aurons peut-être rejoint le Portugal. Je conseille à tous la lecture du rapport Pébereau (2005) s’intitulant « Rompre avec la facilité de la dette publique ». En 2005, déjà, ce rapport démontrait que les projets de LGV étaient une hérésie. Depuis il y a eu la Cour des Comptes, le député Mariton, le Sénat. Mais nos énarques ont des oeillères et font comme si de rien n’était. De toute façon, ce ne seront plus eux qui seront sur le pont quand le bateau coulera ! Et l’argument « grenelle de l’environnement » est un bel exemple de foutage de gueule ! L’autre jour, aux infos, ils ont parlé de l’abandon du ferroutage depuis déjà quelques années. Au profit de camions puisque la SNCF serait la première entreprise de transports routiers … Et j’ai lu ailleurs que de plus en plus de TER étaient remplacés par des bus … Et, cerise sur le gâteau, pas mal de collectivités subventionnent les compagnies aériennes low costs tellement cela leur rapporte ! On n’est pas sorti de l’auberge …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


4 + huit =

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

© In Business
CyberChimps