Christine LAGARDE se félicite du remboursement par Renault et PSA de l’intégralité du prêt souscrit en 2009 auprès de l’Etat

Lis moi avec webReader

Les constructeurs automobiles Renault et PSA ont remboursé le 26 avril, l’intégralité du prêt souscrit en 2009 pour une période de 5 ans auprès de l’Etat. Ce dernier versement, de 1 Md€ pour chaque constructeur, fait suite aux remboursements anticipés intervenus les 10 septembre et 25 février derniers. Renault Trucks avait pour sa part remboursé en novembre dernier le prêt de 250M€ souscrit.

Ainsi, les 6,250 Md€ octroyés par l’Etat aux constructeurs automobiles en 2009 sont intégralement remboursés. Ces prêts auront rapporté au total 715 M€ d’intérêts à l’Etat, sur une durée moyenne de 21 mois. Ce remboursement fait suite au remboursement par les banques le 23 mars des 19,75 Md€ prêtés au cœur de la crise pour soutenir le crédit aux ménages et aux entreprises. Le plan bancaire a rapporté 2,4 Md€.

Ce dispositif s’inscrivait dans le cadre plus global du « Plan automobile », une action massive de l’Etat en faveur du secteur automobile, que la crise financière de 2008 avait plongé, au niveau mondial, dans une crise sans précédent. Dans le cadre de ce plan, ont été introduits :

le prêt de 6,250Md€ aux constructeurs ;

une prime à la casse pour un montant de plus de 1 milliard d’euros ;

des garanties par OSEO pour plus de 900 M€ de crédits bancaires à 2 200 PME de la filière ;

la mise en place du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA), abondé à hauteur de 200 M€ par le FSI aux côtés de Renault et PSA pour 200M€ chacun.

La filière a également engagé un mouvement profond de structuration, sous l’égide de la Plateforme automobile, enceinte d’échanges et de travail collaboratif entre l’ensemble des acteurs, qui se déploie maintenant en région. Le FMEA est intervenu dans le capital de 15 sous-traitants stratégiques pour la filière automobile, pour un montant de 267,8 M€.

Ce plan, destiné à l’ensemble des acteurs, des constructeurs aux sous-traitants, a aujourd’hui rempli ses objectifs : il a permis à cette filière de résister puis de renouer avec une situation plus satisfaisante.

Alors que le marché européen reculait de -1,6%, le marché national des voitures particulières a progressé de 10,6 % en 2009 pour atteindre le niveau record de 2 300 000 immatriculations. En 2010, l’extinction progressive du dispositif a permis d’en amortir le contrecoup et le marché national a résisté pour atteindre 2 250 000 immatriculations.

Depuis l’été 2009, la production automobile française se rétablit : en 2010, elle a progressé de 8,6 % par rapport à 2009 pour approcher 2 190 000 véhicules.

Après un exercice 2009 marqué par une forte contraction des échanges, les exportations de véhicules et d’équipements progressent en 2010 de respectivement 15,6 % et 19,2 %, permettant une réduction de 24 % du déficit commercial de la banche automobile (- 3,8 G€).

Cette progression de l’activité permet aux entreprises de la filière d’afficher des résultats 2010 positifs, après deux exercices conclus sur des difficultés importantes. Renault et PSA affichent pour 2010 une progression de leurs chiffres d’affaires de plus de 15 % et des résultats en forte amélioration.

Les équipementiers annoncent également de fortes progressions de leurs chiffres d’affaires et de leurs résultats 2010 (le chiffre d’affaires 2010 annoncé croît par exemple de 48% pour Faurecia, 24% pour Valeo ou 38% pour Plastic Omnium. Enfin). La situation des équipementiers de rang « 2 et plus » et des sous-traitants s’est également améliorée.

 

Pour autant, l’Etat reste extrêmement attentif à cette filière stratégique et y maintient ses efforts. Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, a ainsi demandé aux préfets de région de mettre en place, dans chaque région, un référent automobile, avec la mission d’informer les PME des évolutions en cours et d’approcher chacune d’elles afin de proposer un diagnostic stratégique éventuellement suivi d’un plan d’actions. Dans chaque région, des réunions d’information de la filière ont été organisées, pour rappeler les enjeux et présenter les outils mis à disposition des entreprises.

Parallèlement, pour préparer l’avenir, l’Etat consent, au travers des Investissements d’avenir, des moyens supplémentaires à ceux déjà mis en œuvre au travers du Crédit d’impôt recherche (260 M€ annuel pour la filière) et du soutien aux Pôles de compétitivité (35 M€ /an en moyenne). 750 M€ sont ainsi mobilisés dans le cadre du programme Véhicule du Futur des Investissements d’avenir, avec l’objectif d’un investissement global de la filière de plus de 1 800 M€, pour des projets innovants et débouchant rapidement sur des programmes industriels, de nouvelles activités et de nouveaux emplois. En complément à cet effort sur l’innovation, une enveloppe de 250 M€ (dont 162 M€ sont d’ores et déjà engagés) sous forme de prêts a été mise en place pour accompagner l’installation d’usines de production de véhicules décarbonés et de batteries.

Pour Christine LAGARDE « Ce remboursement anticipé, par les constructeurs automobiles, du prêt qui leur avait été octroyé initialement pour une période de 5 ans, démontre l’efficacité du plan ambitieux mis en place par l’Etat en 2009 pour soutenir une filière stratégique pour l’économie de notre pays. Après une gestion de crise réussie, il s’agit aujourd’hui de préparer l’avenir en aidant nos entreprises à se positionner sur les technologies qui feront les véhicules de demain. »

 

 

Tags:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


4 + = sept

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

© In Business
CyberChimps