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Olivier Berthélemy a 27 ans et des idées neuves sur la santé et le bien-être des jeunes actifs. Entrepreneur dans l’âme, il crée Deenox à la sortie de ses études, qui lance en pharmacie dès le mois de juin prochain la première capsule naturelle pour réduire l’inconfort au lendemain d’une consommation d’alcool. Au programme, une double innovation dans le monde de la pharmacie : produit et cible clientèle. Top départ !

 

Pourquoi avez-vous créé Deenox ?

En tant que jeune actif, il n’y avait aucune marque dont je me sentais proche, ou qui me proposait des produits de mieux-être adaptés à ma vie quotidienne ! Premier constat. Ensuite, j’ai beaucoup travaillé pendant mes études sur les causes de ce qu’on appelle communément la gueule de bois et je me suis rapidement aperçu qu’il n’existait rien pour soulager ces maux autres que des croyances, des remèdes de grand-mère, voire de l’automédication plutôt hasardeuse… Après avoir regardé la bibliographie, il était possible de développer un produit efficace et j’ai sauté sur l’occasion.

Vous avez développé ce concept tout seul ?

Au départ j’ai travaillé de chez moi, puis très rapidement j’ai su m’entourer d’un professeur, de deux médecins et d’un pharmacien. La faisabilité du produit étant validé, je suis allé cherché mes premiers investisseurs, puis j’ai pu intégré l’incubateur HEC et aujourd’hui Incuballiance, le plus grand incubateur français situé à Orsay. J’ai pu réunir une petite équipe très motivée, qui fait beaucoup avec peu de moyens dans l’esprit start-up. Mes collaborateurs sont tous des « digital natives », très conscients de l’importance des NTIC, notamment dans le secteur de la santé.

Vous envisagez un gros potentiel ?

Absolument ! Il n’existe aucune marque en pharmacie qui cible les personnes actives, qui sont de plus en plus en quête d’énergie et de performance. C’est une véritable chance, aucun laboratoire français ne travaille sérieusement sur la gueule de bois, c’est un sujet de recherche très peu valorisé. J’ai donc décidé d’y aller seul. Pour faire un parallèle, il s’agit d’un trouble qui ressemble à la dysfonction érectile d’avant le viagra : sujet trivial, alors qu’il est très gênant, et qu’il touche beaucoup de monde. Nous travaillons de surcroît à un partenariat avec des équipes américaines sur de nouvelles études approfondies sur ces sensations d’inconfort au lendemain de l’absorption d’alcool

Vous développez Deenox comme une start-up, votre projet est-il soutenu par des business angels ?

Tout à fait, ils m’apportent expertise, conseils, et un regard expérimenté sur le projet. Bien sûr, je fais appel à eux pour le développement car il est très difficile d’obtenir un emprunt bancaire surtout lorsqu’on est une toute jeune entreprise. Nous sommes actuellement sur une levée de fonds à hauteur de 300 k€.

Comment le concept est-il accueilli par les investisseurs ?

Je peux dire tranquillement qu’il est extrêmement bien accueilli par  les investisseurs, surtout quand ils ont essayé le produit ! Mais c’est compréhensible : on propose un projet d’entreprise avec un premier produit qui s’adresse à un marché extrêmement important (plus de 5 millions de personnes !), qui a peu ou pas de concurrence en pharmacie. On peut en effet considérer que le marché du lendemain difficile est proche du marché de l’allergie en terme de taille.

 

Selon les prévisions du business plan, la rentabilité de Deenox, c’est pour quand ?

Il n’y a pas de rentabilité attendue la première année car il faut dépenser de l’argent pour que les gens connaissent le produit. Il faut également amortir les frais de recherche. La rentabilité est ainsi attendue dès 2012, pour financer le développement de nouveaux produits pour ceux qui souhaitent améliorer leur bien-être et leur performance au quotidien.

Quelles sont les valeurs de Deenox ?

Découvrir – sourire – construire ! Deenox développe ses produits en s’appuyant sur la recherche scientifique et sur la compréhension des attentes des personnes actives. Toutes ces études, réalisées en interne et extraites des publications scientifiques, sont à disposition des consommateurs sur simple demande. La transparence et l’optimisme font partie de l’ADN de Deenox.

Quelle est la stratégie de lancement ?

Le lancement est prévu au mois de juin – on compte communiquer beaucoup là où les consommateurs sont présents : sur Internet ; on compte aussi capitaliser sur l’originalité du premier produit, ainsi que sur toute la connaissance accumulée sur le gueule de bois, grâce à des relations presse ciblées. On veut surtout que les gens essaient le produit et en parlent autour d’eux.