GDF Suez va soumettre à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) « une demande d’augmentation des prix du gaz à effet au 1er avril », une hausse qui « sera en principe de 5% », a annoncé mardi le ministre de l’Industrie et de l’Energie Eric Besson.
Ce chiffre correspond à un « calcul automatique, en cours de finalisation, sur la base d’une formule qui a été auditée par la CRE et qui reflète le coût réel d’approvisionnement de GDF Suez », a ajouté M. Besson qui s’exprimait au cours d’une conférence de presse à l’occasion de l’installation de l’Observatoire national de la précarité énergétique.
« Cette hausse de 5% ne génère aucune marge supplémentaire pour le fournisseur: elle permet seulement de couvrir la hausse des coûts d’approvisionnement de notre pays en gaz », a-t-il ajouté.
Le ministre, par ailleurs, a estimé que « selon toute vraisemblance, les événements actuels en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ne devraient pas ou peu affecter l’approvisionnement des consommateurs français » en pétrole.
Les entreprises pétrolières, a-t-il expliqué, « ont déjà sécurisé des circuits d’approvisionnement alternatifs ». D’autre part, « il existe au sein de l’OPEP des capacités importantes d’exportation non exploitées » et la France « dispose de 90 jours de stocks stratégiques de pétrole brut et de produits raffinés ».




