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L’emploi des seniors est un sujet à la mode.

Pas un mois ne passe sans qu’un représentant du gouvernement, du patronat ou du monde syndical ne déplore cette plaie récurrente que représente le chômage des seniors en France, et ne propose une nouvelle mesure – une de plus – pour la guérir.

Avec une régularité telle que l’homme de la rue en a pris l’habitude et n’y prête plus vraiment attention, comme si le sous emploi des plus de cinquante ans faisait définitivement partie du paysage.

La vérité est cruelle : la classe d’âge que représente les seniors, soit dans les faits entre 45 et 62 ans, ne cesse de grossir en nombre, et malgré les diverses mesures prises en sa faveur ces dernières années, son taux d’emploi ne s’est pas sensiblement amélioré, restant à la traîne par rapport à la moyenne européenne.

Plus encore, les seniors sont clairement la catégorie la plus durement frappée par l’aggravation du chômage provoquée par la crise que nous traversons depuis deux ans.

 

Le taux de chômage élevé des seniors serait il donc une fatalité en France ? Les cinquantenaires à la recherche d’un emploi ne doivent-ils s’attendre, pour longtemps encore, qu’à des préjugés et à de l’indifférence ?

Certes, le relèvement de l’âge de la retraite, jointe à l’évolution des mentalités dans les entreprises, apportent quelques notes d’espoir.

Mais à court terme le miracle n’aura pas lieu. Les progrès sur ce front, si réels soit ils, ne seront que progressifs et certainement pas suffisants pour apporter une amélioration rapide. Face à l’efficacité toute relative des mesures prises en leur faveur depuis une décennie, il est clair que les seniors ne pourront et ne devront surtout compter que sur eux-mêmes pour trouver un emploi dans l’année qui vient.

 

Aide-toi, le ciel t’aidera.

 

Or les seniors à la recherche d’un emploi en France aujourd’hui doivent rapidement se rendre à l’évidence. Aucune structure ni aucun service de recherche d’emploi ne prend réellement en compte leurs spécificités sur le marché du travail. Ni les bureaux de Pôle Emploi, quelle que soit leur bonne volonté, ni les sites d’emploi classiques, sur lesquels le CV et la lettre de motivation dictent leur loi. A ce jeu, les seniors se retrouvent noyés dans la masse et n’ont aucun moyen de faire la différence face à des candidats plus jeunes.

Pour réussir et retrouver un emploi stable, ils n’ont donc qu’un choix possible : s’investir, se prendre eux-mêmes en mains pour s’imposer auprès des recruteurs. Se battre pour se distinguer de l’anonymat.

Que faire pour y parvenir ?

Inutile de compter sur les fameux « job boards » gratuits, car ils ne leur offrent aucune valeur ajoutée, et ils auront moins de chances de décrocher un job en y ‘déposant’ leur CV que de gagner au loto.

En dehors du miracle, toujours possible mais bien aléatoire, reste une seule solution pour ne pas céder au désespoir en attendant une réponse qui ne vient pas : s’investir et investir. Faire appel à un intermédiaire professionnel qui, moyennant un coût raisonnable, les aide à se remettre en selle, et leur apporte les moyens de se repositionner sur le marché de l’emploi en mettant en avant leurs atouts réels. En un mot, leur apporter la valeur ajoutée dont ils ont besoin pour réussir.

La recherche d’un emploi est un combat pour tout le monde, mais plus encore pour les seniors que pour les autres classes d’âge. Pour la gagner, ceux-ci, aussi cruel que cela paraisse, devront s’en donner les moyens.

 

Bruno Milh

Directeur de SeniorAvenue