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En passant, juste une petite requête adressée au Président de la République Nicolas Sarkozy et à son très efficace Ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux.

Pouvez-vous, monsieur le Président, monsieur le Ministre, placer en résidence surveillée, très surveillé si possible, les ‘people’ nés en Tunisie qui encombrent actuellement les plateaux télé français en ramenant leur fraise ?

J’ai vu ce soir sur Canal+ (dans le ‘Grand Journal’) le brave Michel Boujenah qui n’avait visiblement rien à dire sur le sujet du moment, les événements actuels en Tunisie. Il s’en est d’ailleurs excusé. Mais il était là quand même. Michel Boujenah est né à Tunis en 1952. Il a quitté son pays natal en 1963, à l’âge de 11 ans.

J’ai vu aussi ces derniers jours le pauvre Bertrand Delanoë. Le maire de Paris est né également en Tunisie en 1950. En 1963, à l’âge de 13 ans, il a quitté le pays. Delanoë est propriétaire d’une plaisante villa à Bizerte, la ville de son enfance. Il a, ces derniers jours, ramé comme un fou pour justifier tardivement ses atermoiements à l’égard de Ben Ali. «Je suis Tunisien», a proclamé sur France 2 vendredi le sémillant édile de la capitale. Tunisien, sous Ben Ali. Tunisien sans Ben Ali. Quelle continuité !

J’ai également aperçu dans la lucarne de mon téléviseur le pétulant Serge Moati. On l’aime bien, Moati. Mais il a quitté la Tunisie en 1957 alors qu’il n’avait que 11 ans. Bourguiba venait à peine de prendre le pouvoir. Que vais-je apprendre de la Tunisie d’aujourd’hui en écoutant les fadaises de Moati ?

Résidence surveillée et interdiction de parler de la Tunisie pour ces personnages. Est-ce trop demander, monsieur le Président, monsieur le Ministre de l’Intérieur ?

Publié par ANYHOW