Suite à l’annonce par le Président de la République de la réalisation d’une ligne à Grande Vitesse entre Paris et le Havre, via Rouen, Jean-François le Grand, Sénateur de la Manche, Président du Conseil général, avait demandé au Gouvernement que le tracé de ce futur TGV soit complété, afin qu’il irrigue toute la Normandie, et desserve notamment les villes de Caen et Cherbourg. Ce projet ayant été accepté, Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des Transports vient de confirmer par courrier à Jean-François Le Grand sa volonté d’organiser le débat public dès l’automne 2011.
Dans un courrier du 6 septembre adressé au président du Conseil général, Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des Transports a confirmé la volonté du Gouvernement de réaliser dans les meilleurs délais la ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN). Ce projet a donc été inscrit dans l’avant-projet du schéma national des infrastructures de transports (SNIT) rendu public le 12 juillet dernier, au sein des opérations devant être engagées avant 2020.
« En ce qui concerne la ligne nouvelle, il est souhaitable que le débat public ait lieu le plus tôt possible, écrit Dominique Bussereau. Réseau ferré de France (RFF) saisira donc la CNDP (Commission nationale du débat public) dès février 2011, sur la base d’un dossier simplifié. Ainsi, compte tenu des délais incompressibles d’examen par la CNDP, le débat public pourra être engagé dès l’automne 2011, dans la perspective d’une décision du Gouvernement sur la réalisation du projet. Ce projet global devra permettre d’atteindre l’ensemble des objectifs de desserte et de temps de parcours pour Rouen, Le Havre et Caen. Il est cependant prévu de réaliser en priorité le ″tronc commun″ Mantes – La Défense. Ces principes fonderont les études préparatoires à l’enquête d’utilité publique ».
Dans son courrier, le Secrétaire d’Etat chargé des Transports évoque la nécessité de s’inscrire dans une perspective d’aménagement et de développement durable de la vallée de la Seine et des territoires haut-normand, bas-normand et francilien proches. « Aussi nous vous proposons de débattre ensemble, au cours des prochaines réunions, des enjeux structurants qui doivent permettre de concrétiser notre ambition commune pour ces territoires ».
Ces enjeux sont d’une part le développement économique autour de filières porteuses d’avenir, et d’autre part l’aménagement et la mise en valeur des territoires concernés. « Il convient, en particulier, de concilier développement des activités économiques et protection des espaces agricoles et naturels », précise Dominique Bussereau. « D’une manière générale, il nous apparaît nécessaire d’utiliser tous les leviers qui favorisent l’attractivité de ces territoires dans un contexte de concurrence européenne et internationale : renforcement de l’enseignement supérieur et de la recherche, amélioration de la qualité de l’habitat et des méthodes de transport, mise en valeur du potentiel culturel ».
Afin de préparer ces futurs débats, le Secrétaire d’Etat propose de créer, au bénéfice des grands acteurs des trois régions concernées, un lieu d’échanges et de mise en synergie de leurs initiatives. C’est ainsi qu’en lien avec le conseil de coordination interportuaire (présidé par M. Claude Gressier) et le comité de pilotage ferroviaire (présidé par M. Jean-Pierre Duport), un comité animé par M. Alain Lecomte (inspecteur général de l’administration du développement durable) sera créé pour traiter des questions du développement et de l’aménagement durable. Réunissant les services des grandes collectivités territoriales, des chambres de commerce et d’industrie et de l’Etat ainsi que les agences d’urbanisme, ce comité permettra de réunir et d’échanger sur les projets territoriaux ou économiques, de définir des travaux d’intérêt commun.
Jean-François Le Grand remercie le Secrétaire d’Etat chargé des Transports pour la dynamique qu’il a su insuffler au projet de la Ligne Grande Vitesse et pour sa vision prospective de l’aménagement du territoire, et s’engage à continuer de collaborer ardemment aux côtés du Gouvernement pour poursuivre le travail de mise en œuvre du TGV Normand.




