Jean-Martin Cohen-Solal, directeur général de la Mutualité française a indiqué au « Parisien-Aujourd’hui en France » qu’une expérience était en cours dans quelques pharmacies visant à prendre connaissance du « service médical rendu » des médicaments. Réalisée pour le moment à des fins statistiques et de façon anonyme, cette expérience a reçu l’aval de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL). L’objectif est « à terme de généraliser cette expérimentation » pour plus tard « faire notre métier, arrêter de rembourser à l’aveugle », a expliqué le docteur Cohen-Solal. « Aujourd’hui, la seule chose que nous savons sur ces médicaments, c’est leur prix », a-t-il indiqué. « Nous voudrions pouvoir rembourser ou non un produit en fonction plutôt de son utilité médicale », partant déjà du constat que l’efficacité médicale de certains médicaments est jugée « faible », voire « insuffisante » par la Haute Autorité de santé. Depuis cette annonce, diverses associations de malades ont pointé les risques de dérive si cette expérimentation devait être généralisée.




