Le directeur général de France Télécom présente son plan stratégique pour les cinq ans à venir, et promet dans un entretien publié lundi par « Le Parisien » de « remettre l’humain », au coeur de la politique du groupe. Il annonce une stabilisation des effectifs en 2010, avec 3.500 embauches pour compenser les départs.
Sur le plan économique, la direction de France Télécom a pour ambition « d’avoir 300 millions de clients dans le monde, contre près de 200 millions aujourd’hui. Donc que 5% de l’humanité soient clients d’Orange », précise M. Richard.
Sur le plan social, « ce nouveau projet, intitulé ‘Conquêtes 2015′, doit redonner aux 180.000 hommes et femmes du groupe dans le monde ce souffle, cette envie d’aller de l’avant », déclare notamment Stéphane Richard.
« En réponse à cette morosité ambiante, il était essentiel qu’on propose un projet qui leur redonne le goût du challenge et la fierté d’appartenir à France Télécom. Il s’articule autour de quatre grands thèmes. En toute priorité, nous devons remettre l’humain au coeur de notre action », ajoute-t-il.
Pour Stéphane Richard, il faut que le nouveau plan stratégique « réponde clairement au malaise vécu par le groupe en France, dont l’expression la plus tragique, les suicides, a été très médiatisée ».
Il rappelle les sept accords déjà signés avec les syndicats et les engagements pris par la direction en mars dernier: créations de postes, accompagnement et suivi renforcé des salariés en difficulté, réfection de locaux ou encore mesures de mobilité uniquement sur la base du volontariat.
D’autres accords sont en cours de négociation, le tout représentant « un travail de longue haleine pour lequel je demande à être jugé sur la durée », poursuit M. Richard.
Plus précisément, concernant l’emploi, « en 2010, nous stabilisons les effectifs. C’est la première fois depuis quinze ans qu’ils ne baissent pas ». « On va procéder à 3.500 recrutements pour compenser les départs. Désormais, nous voulons plutôt réfléchir en termes de nombre de recrutements plutôt qu’en termes de niveau d’effectifs », souligne-t-il.
Quant à l’avenir, « en France, pratiquement la moitié des salariés quittera le groupe avant 2018 pour des raisons d’âge. Il faut donc anticiper le remplacement des générations. Nous prévoyons un recrutement très important de plusieurs milliers de personnes dans les prochaines années ».




