Consensus au G-20 sur la nécessité de juguler les déficits

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Les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales du G-20 se sont entendus samedi en Corée du Sud sur la nécessité de coopérer pour rétablir la confiance des marchés et de maintenir la reprise de l’économie mondiale sur ses rails.

Dans un communiqué qui servira de cadre aux discussions prévues les 26 et 27 juin lors du quatrième sommet des dirigeants du groupe à Toronto, les participants à la réunion de Busan ont approuvé les politiques de sauvetage économique en Europe ainsi que le besoin de rééquilibrer la croissance par un soutien accru à la demande intérieure et un commerce plus important des pays en développement.

Ce consensus ne comprend pas de nouvelles initiatives d’envergure, mais il aplanit les divergences portant sur les détails de réformes financières radicales par des appels à un renforcement des changements en matière de régulation et une réduction de déficits budgétaires massifs.

« La récente volatilité des marchés financiers nous rappelle que des défis significatifs demeurent et souligne l’importance d’une coopération internationale », précise le communiqué. Les pays doivent mettre en place des mesures « crédibles », qui ne nuisent pas à la croissance afin d’assurer une « viabilité fiscale », ajoute le texte en notant que les politiques devraient correspondre à la situation unique de chaque pays.

« Chacun de nous a un intérêt fort » à voir ces « programmes réussir à rétablir la confiance », a déclaré le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner aux journalistes à l’issue des entretiens, en soulignant l’engagement de Washington en faveur d’une croissance rééquilibrée. « Nous apporterons notre plein soutien » au programme de « croissance et de réforme » du G-20, a-t-il dit.

Des responsables ont observé que les informations venues jeudi de Hongrie sur les problèmes de remboursement de la dette auxquels le pays est confronté conféraient un caractère urgent aux discussions. L’euro a chuté sous la barre de 1,20 dollar pour la première fois en plus de quatre ans en réaction à la nouvelle. Mais des dirigeants européens ont jugé que les inquiétudes concernant Budapest et la monnaie unique n’avaient pas lieu d’être.

« La Hongrie a fait de sérieux progrès dans la consolidation de ses finances publiques ces deux dernières années », a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn. Toute évocation d’un risque de défaut de paiement est « largement exagérée », a-t-il dit aux journalistes, tandis que le président de la BCE Jean-Claude Trichet défendait à nouveau l’euro, monnaie à ses yeux « solide » et « crédible ».

D’après les participants présents à Busan, un consensus a émergé pour la première fois sur la nécessité que les banques et d’autres institutions financières apportent une contribution « juste et importante » pour supporter le coût d’interventions des gouvernements.

Le ministre sud-coréen des Finances Yoon Jeung-hyun a reconnu que le débat sur certaines questions, notamment sur une possible taxe internationale imposée aux banques afin qu’elles contribuent au paiement des plans de renflouement, était animé.

« Il était apparent que la plupart des membres du G-20 ne soutiennent pas le concept d’un levier universel », a confirmé son homologue canadien Jim Flaherty, dont le gouvernement est opposé à une telle taxe au motif que ses banques ont agi de manière responsable tout au long de la récession et n’ont pas eu besoin de l’intervention du gouvernement.

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