Achat de fruits et légumes avec des tickets-restaurants : une fausse « bonne nouvelle »

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Le décret était hautement attendu par les consommateurs. Grâce à la loi Hôpital du 21 juillet 2009, le particulier allait pouvoir payer ses fruits et légumes chez les détaillants et primeurs avec des tickets-restaurants… Une bonne façon d’inciter les Français à manger équilibré. Las, le décret d’application et l’arrêté publiés conjointement au Journal officiel du 4 mars éteignent cette espérance. Si les Français pourront effectivement payer leurs fruits et légumes chez les détaillants, c’est à une condition : que ce soit pour régler des « préparations immédiatement consommables », telles que les soupes ou les salades composées. En somme, il n’y a pas grand chose de nouveau. Car, à l’heure du déjeuner, les travailleurs peuvent déjà acheter ce type de plats chez les restaurateurs et les boulangers. Certes, ils pourront désormais les trouver aussi chez les primeurs, mais pas question pour eux d’acheter des fruits et légumes au détail, non cuisinés, avec leurs titres restaurants… C’était pourtant là la réelle innovation du texte ! Dommage.Décret 2010-220 du 3 mars 2010, JO du 4, arrêté du 3 mars 2010, JO du 4.

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