Le ministre de l’Industrie Christian Estrosi a fait savoir mardi que l’Etat était « prêt à organiser lui-même » la table ronde exigée par les syndicats de Total pour mettre fin à leur mouvement de grève illimitée.
Concernant cette « demande importante » des salariés de Dunkerque et de toutes les raffineries françaises, « le gouvernement et le président de la République ont fait savoir que l’Etat était prêt à l’organiser lui-même au second trimestre pour accéder à leur demande », a-t-il expliqué lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
Alors que des discussions sont en cours mardi au siège de Total entre la direction du groupe pétrolier et les syndicats, Christian Estrosi a rapporté qu’il avait été décidé par l’entreprise qu’ »un engagement ferme maintiendrait toutes les raffineries, à part celle de Dunkerque, en exercice pour les cinq ans qui viennent ».
La CGT a annoncé mardi que la direction de Total « semblait prête »à s’engager sur un plan d’investissement de cinq ans avec « absence de rupture de capacité » de raffinage en France, l’une des principales revendications des syndicats du groupe.




