Les sept pays clients de l’A400M et la direction d’EADS se sont à nouveau rassemblés mardi à Berlin pour une troisième réunion sur les retards et l’explosion des coûts de l’avion de transport militaire d’Airbus.Les parties ont tenté de trouver un compromis sur les coûts supplémentaires engendrés par l’A400M, alors qu’Airbus demande de nouveaux fonds publics pour pouvoir poursuivre le calendrier du programme.L’avionneur européen menace d’abandonner le programme s’il n’obtient pas cette rallonge. Il demande une réponse avant la fin du mois, alors que les ministres de la Défense des sept pays concernés (Belgique, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Luxembourg, Espagne et Turquie) doivent se réunir à Istanbul les 4 et 5 février.La réunion de mardi, qui fait suite à celles de jeudi et vendredi derniers, était organisée au ministère allemand de la Défense à Berlin. Elle a duré cinq heures, mais s’est terminée dans la soirée sans conclusion, a annoncé un porte-parole du ministère.Il a ajouté que les parties avaient accepté de poursuivre prochainement les discussions, tout en précisant qu’aucun lieu ni aucune date n’avait encore été fixés pour cela.Il n’a pas donné de détails sur les réunions, et un porte-parole d’EADS s’est refusé à tout commentaire.Le ministère allemand de la Défense a refusé de commenter les informations publiés mardi par le « Financial Times Deutschland » selon lesquelles l’Allemagne serait disposée à offrir un prêt garanti à EADS, maison-mère d’Airbus, plutôt que des fonds propres.Lancé il y a six ans avec un ordre de commande de 180 appareils, le programme A400M a désormais quatre ans de retard, pour plus de cinq milliards d’euros de surcoût. L’appareil a réalisé son premier vol le mois dernier en Espagne.




