Les députés ont voté mardi en deuxième lecture le projet de loi de redécoupage des circonscriptions électorales. L’adoption du texte a été retardée de plusieurs semaines après son rejet par le Sénat, en raison de l’erreur de vote d’un centriste.La discussion a été marquée par un incident de séance, conduisant les membres de l’opposition à quitter l’hémicycle. « Le débat est devenu impossible », a lancé Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS, faisant notamment allusion à la pratique du « vote bloqué », qui permet aux députés de ne pas assister à l’ensemble des discussions et à ne venir en séance qu’au moment du vote.Les socialistes ont demandé l’application d’un point du règlement leur permettant de s’exprimer individuellement pendant cinq minutes sur le projet de loi. Le président de l’Assemblée Bernard Accoyer a refusé d’accéder à cette requête et dénoncé « une manoeuvre concertée », conduisant au départ des députés de gauche.Le projet de loi, qui ne comporte qu’un seul article consistant à ratifier le redécoupage décidé par le gouvernement, a donc été adopté par 296 voix pour et huit voix contre (sept députés UMP et un Nouveau Centre).Le 14 décembre, un sénateur de l’Union centriste, qui votait pour tout son groupe (soit 29 parlementaires), s’était trompé et avait voté « oui »à un amendement communiste qui supprimait purement et simplement l’article unique du texte. Ce dernier, adopté une première fois par les députés le 20 octobre, a donc dû revenir en deuxième lecture à l’Assemblée.La carte électorale, dont la révision est rendue nécessaire par l’évolution démographique, n’a pas été modifiée depuis 1986. Sur 577 circonscriptions -chiffre inchangé-, 556 sièges sont répartis entre les départements et dix sont dédiés aux collectivités d’outre-mer.La nouvelle carte électorale, adoptée en conseil des ministres le 29 juillet dernier, supprime 33 circonscriptions et attribue onze sièges aux Français de l’étranger, qui vont être représentés pour la première fois à l’Assemblée.




