Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, qui se trouvait mercredi à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, au nord-est de Paris, a affirmé que pour certains pays « considérés à risques », les compagnies aériennes qui ne communiqueraient pas des éléments précis aux autorités françaises sur les passagers risqueront à partir du 1er janvier 50.000 euros d’amende.Pour ces pays « à risques » -l’Afghanistan, l’Algérie, le Mali, l’Iran, le Pakistan, le Yémen et la Syrie, précisait-on de source policière- ces éléments à transmettre concernent notamment « l’identité le nom, le lieu de naissance, la date de naissance des passagers », a précisé M. Hortefeux, quelques jours après l’attentat avorté du 25 décembre contre le vol Amsterdam-Detroit. »J’ai donc décidé qu’à compter du 1er janvier, les compagnies aériennes qui ne respecteraient pas la communication de ces données au moment de l’embarquement seraient passibles d’une amende de 50.000 euros à chaque vol », a précisé le ministre de l’Intérieur. « Ces amendes seront prononcées, et surtout ces amendes seront recouvrées; je n’exclus pas ensuite qu’il y ait un élargissement des pays à risques, concernés par le terrorisme. »M. Hortefeux a également annoncé qu’une deuxième mesure devait être examinée à l’échelon européen, « la communication de données beaucoup plus en amont, c’est-à-dire au moment de la réservation des billets qui nous permettraient de mieux connaître l’identité des passagers bien avant l’embarquement ».




