La ministre de l’Economie Christine Lagarde a confirmé mardi la mise en oeuvre d’une taxe exceptionnelle sur les bonus versés en 2010 au titre de l’année 2009, via un projet de loi de finances rectificative ou le texte sur la régulation bancaire, dont l’examen est prévu au printemps prochain.
Interrogée par le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée, Didier Migaud, lors de la séance de questions au gouvernement, « nous souhaitons faire les choses sur le plan international », a expliqué Mme Lagarde. « Nous ne voulons pas sanctionner les seules banques françaises. Nous voulons tout simplement que tout le monde joue sur un pied d’égalité ».
« Nous mettons en oeuvre cette proposition -pas seulement à Paris, ça n’aurait aucun sens! A Londres, à Paris- et nous allons dorénavant essayer de convaincre l’ensemble de nos partenaires européens et les Etats-Unis », a-t-elle précisé.
« Je reviendrai devant votre Assemblée pour vous proposer par un projet de loi de finances rectificative ou un autre dispositif, notamment le texte de loi bancaire (…) un dispositif permettant de taxer les bonus, car c’est légitime », a-t-elle souligné. « A circonstances exceptionnelles, à financement exceptionnel. Taxation exceptionnelle mais pour tous, pas seulement à Paris », a martelé la ministre.
Le gouvernement britannique a annoncé le 6 décembre dernier sa décision de taxer les gros bonus des banques, versés au titre de l’année 2009, à hauteur de 50%. L’Elysée avait confirmé le lendemain être favorable au principe d’une telle taxe, dont les modalités n’ont pas été précisées.




